AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  





 

Partagez | 
 

 Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Message
Shizu Nishimura
avatar
easter


Messages : 78
Points : 20

MessageSujet: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Mer 12 Mar - 12:28



Non mais vas-y fais pas le connard !

Voilà quelques jours que tu avais intégré Seiyo pour les mois à venir. Ton père était vraiment embêtant à te répéter toujours ce que tu devais faire, comment le faire, quelles étaient tes responsabilités, ça t'ennuyait, tout ça. Pourtant, aller à l'académie, suivre de vrais cours, avec de vrais professeurs, peut-être même se faire des amis.. Tout ça, tu voulais le vivre ! Parce que tout ça, tu en as rêvé longtemps et jamais on ne t'avait donné l'autorisation d'être comme tout le monde.  Lucas aussi, il savait que t'allais maintenant à l'académie. Tu sais pas pourquoi mais quand t'es partie, il t'avait demandé de saluer Sora pour toi. Mais bordel c'était qui Sora ? Un élève ? Depuis quand ton frère connaissait les élèves de Seiyo ? Les idées trottaient dans ton esprit et jamais tu t'étais dit que ça pouvait être un professeur. Si ça se trouve, Lucas il était aussi passé par l'académie ? Tu avais souris à cette idée. Tu aimais bien de retracer ses pas, c'était plus amusant que d'analyser chacun des comportements des élèves.

Travailler, c'était pas pour toi. Ou en tous cas travailler pour Easter. Pourtant tu le faisais. Et tu le faisais bien. C'était assez malheureux, non ? Tu soupires à cette image de toi. Tu n'aimais pas cette situation. Toujours devoir trahir tous les autres élèves, s'en faire des amis, les lâcher, leur sourire puis leur planter un couteau dans le dos. Tu te sentais coupable, même si tu t'en défendais, que tu faisais l'insensible, la grande reine glaciale et méchante que rien n'affecte. Alors qu'est-ce que tu foutais dans cette classe à sourire à tout le monde, hein ?

Ton oreille indiscrète fut vite intéressée par une conversation de deux gamines de ta classe. Sora, leur stagiaire, était soi-disant trop mignon. Stop les filles, calmez vos hormones. Il est un peu vieux. T'avais même pas tilté tellement ça te faisait ramer le cerveau tout ce qu'on t'apprenait. Les mathématiques c'était déjà pas ton truc mais en plus avec le retard que t'avais, t'aurais bien voulu t'arracher le cerveau et le lancer loin de toi. Ça te faisait mal au crâne.

Les autres élèves sortent à la sonnerie pendant que toi, tu restes dans la classe. Tu t'étais endormie ? Non, tu ramais encore sur le dernier exercice. Alors tu levas les yeux sur le professeur et avant qu'il s'en aille, lève la main.

« Excusez-moi, Monsieur ? Vous n'avez pas.. Un peu plus de temps ? C'est que je comprends vraiment pas.. »

Tu étais vraiment en difficulté intellectuelle, quand même. Tu devais sans doute être une des pires élèves à ce niveau-là. Heureusement que tu cherchais pas d'ennuis. Ou en tous cas pas aux professeurs. Oh, qu'ils en profitent. Ça ne durera qu'un temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sora Hasegawa
avatar
extérieur


Messages : 10
Points : 3

MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Ven 14 Mar - 9:15


FEAT. Shizu Nishimura
Codage fait par ©PAINDORE pour sora sur SHUGO CHARA REBORN △ 877 mots.

Cette école a enfin acheté une autre machine à café et il était temps ; cela faisait des jours que l'anarchie prônait chez les professeurs.
Oui, en effet.
Nouveau soupir. Regard intéressé sur tes notes. Un bruit de plissement et d'une chaise qui racle. On entend les élèves chuchoter et se passer des papillons, croyant sûrement être discrets avec leurs regards en biais. Tu fermes les yeux et bois cette liqueur âpre couler le long de ton œsophage, réchauffant un peu ton corps malaisé par la climatisation. Autre soupir, mais cette fois-ci d'extase. Tu reposes délicatement ton mug sur le bureau, les jambes repliées et le nez en l'air. Tic. Tac. Encore cinq minutes. Tu regardes l'horloge de la salle égrener ses clapotis réguliers avec une fascination de prisonnier abattu derrière la pénombre de sa cellule. Sur ta droite, un univers de verres scintillait. Un camaïeu d'impression azur et blanc aussi réconfortantes que merveilleuses. Le ciel est si mystique. Dans ton univers à toi, les pièces étaient d'un beige défraîchi et jamais tu ne ôtais la peinture pourrissante qui grappillait sur tes murs. Tu glisses ton index dans une mèche et l'enrobes, observant avec inquiétude ton collègue qui te souriait avec un ravissement que tu ne comprenais pas.
Ça a sonné, pause midi. Vous nous rejoindrez ?
Ah. Tu n'avais même pas entendu, trop blasé par tes songes. Tu lances futilement une oeillade sur la salle avant de constater qu'il n'y avait presque plus personnes. Alors, tu baisses les yeux et réponds par la négative. Monsieur Nakamura t'offre une moue horrible, comme s'il essayait de te faire rire en faisant une grimace odieuse. Finalement, tu lui montres le bento que tu as acheté ce matin même en disant que tu avais des travaux à finasser et qu'il ne te fallait pas plus de cinq minutes pour terminer de manger ; tu lui stipulais clairement que ta compagnie ne leur servirait à rien et que tu n'avais pas envie de participer à leur instant de festivité. Il soupira, comme désespéré par ton comportement, avant de se détendre et de faire un sourire radieux. Dans ces moments-là, tu te demandais comment la joie pouvait le happer aussi souvent, surtout que ses traits étaient d'ordinaires durs et son visage renfermé. Tu en étais jaloux, mais tellement horriblement ! Ah, s'il pouvait te laisser en paix... Tu ne supportais vraiment pas ce genre de personnes.
Vous devriez faire attention à votre santé et vite vous trouver une petite-amie qui ferait vos repas pour vous.
Foutaises.
Tu n'avais pas besoin d'une autre personne pour apprendre à vivre correctement. Pourtant, tu continues de rire nerveusement, donnant l'impression que tu étais gêné. L'homme te lance alors un regard complice avant de refermer la porte dernière lui. Balivernes. Tu n'avais pas besoin de ce vieil bonhomme et de ses conseils ; tu détestais les individus qui se prenaient pour des sortes de médecins de caliméro ou de psychologues. C'était exécrable. Il croyait qu'il gouvernait le monde avec ses suggestions avisées et ses phrases flatteuses mais tu te sentais pire que lui : tu n'étais fait que d'hypocrisies ici. Que c'était tordu. 

Tu te lèves de ton trône, avalant goulûment la dernière goutte de ton café en regardant toujours cette même horloge, prêt à t'en aller. Tes affaires traînent un peu partout et tu dus te promettre de tout ranger après. Fatigue. La paresse excusait tes excès de nonchalance. Tu avais tellement la flemme, tellement marre, tu avais toujours quelque chose pour te plaindre ou te rabaisser. 

Alors que tu croyais êtres seul, tu entends une élève t'apostropher ; la seule qui restait. Fais chier. Non pas que tu n'aimais pas enseigner, mais ça avait sonné depuis longtemps et faire du bénévolat était déjà amplement suffisant le soir. T'approchant d'elle, tu bâilles sans pudeur et prends la chaise qui se situe devant son bureau, la ramenant devant elle dans une dissonance désagréable. Tu t'assoies dessus, le ventre appuyé contre le dossier alors que c'est ton dos qui devait y être ; les jambes en biais de chaque côté du mobilier. La tête reposée sur ta main, tu regardes la copie de la fillette avec un air lasse, arquant les sourcils, puis les fronçant au fur et à mesure de ta lecture. Ok. Merde. C'était elle la nouvelle étudiante transférée ? Tu en avais entendu parler mais ignorais illogiquement son nom, et tout le monde avec fierté la traitait comme si c'était une rare perle. En fait, n'était-elle pas tout simplement gentillette envers vous ? Garde donc tes réflexions. Sora, t'as une mine affreuse et tu en prends conscience. Alors, tu te masses les yeux avant de la regarder, parlant comme pour toi-même ; 
Qu'est-ce que tu ne comprends pas ici ? Ce ne sont que de simples révisions basés sur le programme de l'an dernier. Où en étais-tu dans ta scolarité avant de venir ici, histoire qu'on revoit vraiment où tu bloques ?
En fait, tu te doutais qu'elle ne savait quasiment rien, mais tu n'aimais pas songer qu'il fallait vous retaper tous les programmes de l'éducation en mathématique et tu continuais à te demander comment elle avait réussi à entrer dans cette académie.
Monsieur Nakamura t'a-t-il donnée les cours que tu devais rattraper ? Il me semble que oui ; ressors-les.

You, to hell with all of you.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shizu Nishimura
avatar
easter


Messages : 78
Points : 20

MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Ven 14 Mar - 9:56



Non mais vas-y fais pas le connard !

Oups. Il avait pas l'air content de t'aider, celui-là. Peut-être que tu aurais du demander au professeur ? Il était parti trop vite, de toutes façons. C'est ce que tu avais préféré te dire pour ne pas te mettre la faute sur les épaules. De toutes façons ce n'était jamais ta faute, c'est ce que tu te plaisais à penser alors qu'au fond de toi, tu culpabilisais en permanence. Du feu, des œufs, de ce pauvre prof à qui tu pompes du temps. Pour tout et pour rien, tu avais mal d'avoir toujours un mauvais rôle. Même pour la plus insignifiante des situations comme celle-ci.

Tout de suite il t'a mis à l'aise, forcément. Parce que bien sûr il a fallut qu'il souligne que c'était de la matière que t'aurais du apprendre l'année passée. Ce genre de trucs que tout le monde sait. Tout le monde sauf toi. Tu avais l'air bien, toi, maintenant, avec ton cerveau ralenti et tes connaissances mathématiques de maternelle. Tu soupires, exécute seulement un signe négatif de la tête sans chercher à en dire plus. Il avait bien compris que tu ne comprenais absolument rien. Tu le regardas un instant et te relevas pour aller chercher des cours dans un casier derrière toi. Tu en sortis deux classeurs dans lesquels tu avais rangé tes feuilles, celles que tu devais étudier. Tu les posas sur la table et ouvrit le premier, tourna quelques chapitres avant d'arriver aux notions de base des équations.

« Il m'avait donné la matière mais.. En fait je suis jamais allée plus loin que le CP. Si on m'a mise dans cette classe c'est pour être avec des gens de mon âge. J'ai des professeurs particuliers qui m'expliquent, certes, mais ça reste difficile.. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sora Hasegawa
avatar
extérieur


Messages : 10
Points : 3

MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Ven 14 Mar - 10:36


FEAT. Shizu Nishimura
Codage fait par ©PAINDORE pour sora sur SHUGO CHARA REBORN △ 603 mots.

Sora, t'avais jamais eu la galanterie d'apaiser les pauvres âmes éperdues, ou de rendre l'ambiance moins pesante. Tu ne souris pas, les commissures de tes lèvres restent suspendues au sol. Ton corps semble s'affaisser ou plutôt se replier sous la gravité tout à coup devenue plus importante. Avec toi, il n'y a jamais eu d'empathie à l'égard de ces élèves et tu ne leur montrais pas non plus le semblant d'espoir que tu plaçais en leur avenir... À croire que tu t'en foutais et que tu ne voulais devenir professeur que pour châtier. C'était faux. N'est-ce pas ? Devant toi, la fillette se tortille sur sa chaise et tu la fixes alors, complètement indifférent à ses états émotionnels. Elle était encore plus muette que toi, dieu merci, même si cela détonnait avec son apparence. La jeune fille te rétorque ce que tu n'avais pas voulu entendre, et oses te couver avec ses prunelles. En fait, tu te demandais tout à coup pourquoi elle était aussi distancée par rapport à ses camarades : tu n'avais pas regardé dans son dossier et bien heureusement, tu avais d'autres passions dans la vie, mais cette interrogation te parut essentielle dans ce genre de moment où tu ne connaissais rien d'une élève, pas même son nom. Alors comme si c'était évident, dès qu'elle se lève, tu regardes le nom encré sur son cahier en penchant la tête. Nishimura ? Tu te rassieds subitement sur ta chaise quand elle revint, les bras chargés de classeurs et l'air renfrognée. Tu la laisses retrouver ses notes en silence, distillant les traits de son visage avec ceux d'un autre. Impossible. Non ? Alors que tu vagabondais déjà ailleurs, l'intonation de sa voix te ramène brutalement à la réalité. Tu ne l'écoutais qu'à moitié.
Ah, oui... Je vois. D'accord.
Non, tu ne voyais pas. Tu n'assimilais pas. Enfin si, elle s'exprimait avec des termes que même les idiots comprendraient, mais c'était assez... Ridicule de l'intégrer de nouveau dans une classe normale alors qu'elle avait encore des lacunes principalement grosses. Et pour une fois, tu plaignais la pauvre qui ne devait absolument rien comprendre ce qu'on lui proférait tous les jours. Ta main passe dans tes cheveux et tu les secoues tout en te levant, te dirigeant précipitamment pour prendre un livre que tu parcourais, à la recherche d'une page qui lui conviendrait. Ah, trouvé. Tu emportes ton bento avec toi et reviens t'asseoir sur cette chaise trop petite pour toi avant de lui montrer tes trouvailles, un crayon en main. Ta langue claque, tu lui désignes avec la mine ce que tu voulais qu'elle fasse.
Ces exercices reprennent la leçon que tu as ; ils sont assez durs à résoudre, mais n'hésite pas à te servir de tes notes si tu rames. C'est déjà un bon entraînement pour habituer ta mémoire à apprendre, puis à reproduire ce que l'on te demande quand un problème l'exige. Ici, dans l'éducation japonaise, on t'apprendra principalement à apprendre par cœur tes propriétés pour les utiliser par la suite.
Et bla bla bla bla bla. À chaque seconde qui s'égrenait, tu entourais ce qu'il fallait qu'elle fasse, tout en ouvrant le plastique qui contenait ton déjeuner. Mauvais pour la santé ? Tu reposes le manuel à ses côtés, enfourchant avec tes baguettes une rondelle de viande. Non, tu n'avais aucune honte. Et oui, tu mourrais de faim. Tu lèves les yeux au ciel, mangeant avec intérêt ce vieux truc industriel. Puis, tu reposes ton attention sur l'adolescente, la pointant avec tes couverts eux aussi en plastiques. Tu avais oublié de lui demander. 
Dis-moi, vous êtes combien dans la famille ?

You, to hell with all of you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shizu Nishimura
avatar
easter


Messages : 78
Points : 20

MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Ven 14 Mar - 11:24



Non mais vas-y fais pas le connard !

Tu fronces les sourcils doucement, tes deux coudes sur la table, ton visage posé entre tes mains. Tu observes les feuilles, écoute ses explications sans te soucier de son déjeuner. Il mangeait ce qu'il voulait, de toutes façons. Toi, tu louperais ton heure de midi, tant pis. T'allais pas en mourir si tu mangeais pas une fois sur la journée. Tu attrapes ta trousse et en sort un porte-mines blanc avec des pois de toutes les couleurs et des poussins.. Tu avais de ces gadgets étranges, quand même. Tu appuies sur la gomme et commence à écrire en tenant le bout métallique. Tu fais un brouillon sur la feuille à côté avant d'écrire ta réponse au calcul.

« Comment est-ce que je sais si je me trompe pas de propriété ? Je veux dire.. Y en a beaucoup trop et tous les calculs se ressemblent, alors.. »

Tu continues de réfléchir pendant qu'il commence à manger. Ta mine sur la feuille, occupée d'écrire et tes yeux penchés sur elle, tu remarques malgré tout qu'il te pointe avec le bout de son couvert. Tu relèves la tête vers lui et l'écoute, clignant des yeux quatre fois rapidement. Tu maintiens son regard, te demandant ce que ça pouvait bien lui foutre. Et surtout, qu'est-ce que ça pouvait te foutre de répondre, en fait.

« Euh. J'ai un grand-frère. J'ai aussi un père adoptif qui a lui-même un fils mais je les considère pas vraiment comme ma famille.. Pourquoi est-ce que ça vous intéresse ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sora Hasegawa
avatar
extérieur


Messages : 10
Points : 3

MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Mer 19 Mar - 6:34


FEAT. Shizu Nishimura
Codage fait par ©PAINDORE pour sora sur SHUGO CHARA REBORN △ 714 mots.

Le sol est humide.
L'air est frisquet.
L'odeur fétide.

Dehors. Ici, le sol brille, l'air provient de la climatisation, l'odeur de la sueur. La main en train de feuilleter encore et encore les pages de ton manuel, tu fixais sans conviction les leçons que tu avais déjà visitées depuis des lustres. C'était pas nostalgique, c'était chiant ; les mathématiques l'étaient du moins. Tu termines ton petit bento, avant de le déposer par terre dans un râle presque inaudible. Parfait. Tes yeux pivotent vers la copie de l'élève. Presque vide. À peine grisée. Puis, tu la vois, elle, elle qui doit sans doute partager tes pensées au vue de ses innombrables moues réprobatrices. Alors, l'esprit embrouillée, elle vint quémander ton aide. À l'université, on t'avait appris à répondre à ce genre de question, à réagir à ce genre de situation. Il y avait une liste non exhaustive qui listait une à une les répliques que chaque professeur devait ressortir au bon moment. Tu te rappelas des numéros onze, cinq et vingt, et décidas de les citer.
C'est ce que je disais : dans l'éducation japonaise, nous ne te demandons pas de réfléchir quand tu appliques une propriété mais de l'apprendre par cœur pour élargir ton champ de possibilité. C'est subtile, mais il y a une nuance. Au lieu d'apprendre à penser, l'école t'indique ce qu'il faut penser. Dans les équations, tu dois juste remarquer les cas, les centrés, et les résoudre. C'est pas compliquer, il n'y a pas de beaucoup propriétés, même très peu, alors si tu apprends, tu ne peux pas confondre. Utilises des mémos au quotidien, ça t'aidera.
Parfait. Tu avais alterné les mots et changé la tournure de chaque phrase pour que cela fasse naturel, qu'elle ne se dise pas que tu rabâchais juste ce qu'on t'avait appris à rabâcher, justement. C'était con, mais t'étais encore plus con ; et contrairement à d'autres, t'en avais rien à foutre.
Euh. J'ai un grand-frère. J'ai aussi un père adoptif qui a lui-même un fils mais je les considère pas vraiment comme ma famille..
Tilt. Ça sonne dans ta tête comme une situation pervertie. Tu ne comprenais pas. Tu étais persuadé que. Oh merde. Plus entêté dans ce genre de dénouement, de révélation, y'avait pas, et tu faisais un peu chier à être lent à la détente. T'as arqué un sourcil, comme si c'était un cas extrêmement rare. Puis ta tête s'est mise à briller, et tout s'est éclairé. Laissons les équations d'un côté ; fallait que tu parviennes vraiment à le croire, à le prouver, pour sur ça soit vrai. Lucas. Lucas. Lucas, c'était ce type que tu avais croisé, qui était ce genre de personne qu'on ne voit pas deux fois, où le courant ne passe pas comme cette fois-là, où on ne s'entendait pas comme à l'école primaire. En peu de temps, il était devenu l'une des seules personnes à qui tu parvenais à supporter... Alors t'aurait-il caché que sa sœur serait transférée ici ? Une mauvaise surprise ? Ah... Enflure. Dans ce genre de moment, t'aurais sans doute ris, puis tu l'aurais appelé et vous seriez allés boire ensemble en vous moquant de ce qui vous arrivait. Mais dans ce moment là, avec quelqu'un d'autre, c'était hors de question. 
Je vois. Tu es la petite sœur de Lucas alors... Moi, je suis son ami, c'est pour ça que je t'ai, entre-autre, demander ça. Je ne savais pas qu'il avait encore de la famille.
Tu la regardes, semblant te répéter intérieurement : IMPOSSIBLE. IMPOSSIBLE. IMPOSSIBLE. IMPOSSIBLE. [...] Pourtant, si, ça devrait l'être, non ? Après tout, le monde était petit, le Japon aussi, cette ville aussi, ce quartier, et cette école-là aussi elle était petite. Mais merde. T'étais dégoûté, c'était vrai, t'aurais jamais imaginé que tu allais rencontrer sa seule famille dans un endroit pareil et en te faisant autant chier. Bordel. Tu détournes la tête, regardant son bureau en te tenant toujours la tête. Bordel. Puisque c'était sa petite-sœur, tu pouvais converser avec normalement, non ? Non. Enfin. Juste le temps d'un instant.
Ça ne changera foutrement rien à ma vie, mais pourquoi n'est-il pas ton tuteur ? Bordel. Tu vis chez lui ? Je ne t'ai jamais vue. Bordel.
Bordel bordel bordel bordel.
You, to hell with all of you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shizu Nishimura
avatar
easter


Messages : 78
Points : 20

MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   Mer 19 Mar - 7:40



Non mais vas-y fais pas le connard !

Tes yeux voyagent entre ta feuille et son visage. Il en avait tellement rien à foutre de toi. T'en avais tellement rien à foutre qu'il en ait rien à foutre. Putain. C'était nul. T'aimais vraiment pas les professeurs. T'aimais bien être dans une école, te mêler à des gens mais les phrases chiantes des soit-disant professeurs qui te répètent toujours la même chose c'était emmerdant. Surtout que ton prof t'avait dit presque la même phrase à quelques mots près et que ça t'avait pas aidée à comprendre. Tu posas un coude sur la table, déposas délicatement ta joue contre ta paume dirigée vers le plafond.

Ton porte-mines voyage entre les exercices. Tu examines un moment la théorie et repart dans les exercices, une oreille écoutant toujours ses dires. Lucas ? Il connaissait ton frère alors ? Un instant tu te demandais s'il disait être son ami car c'était vrai ou pour ne pas faire de toi son ennemie.. Après tout, un ami à Lucas, elle aurait dut le connaître, non ? Ou alors c'était juste les filles, qu'elle connaissait ? Et merde ça y est que tu repenses encore à ces vilains bruits qu'ils faisaient quand t'essayais de dormir. Tu soupires.

« Je vis chez lui. »

Tu déposes ton porte-mines, ta feuille remplie, désormais. Tu regardes le professeur, de haut en bas et penches la tête. Pourquoi est-ce qu'il voulait savoir ? Pour faire la conversation ou pour récolter des informations ? Après tout, tu avais vécu dans un milieu ou il ne fallait faire confiance à personne. Mais allez, c'était un professeur, merde. T'allais vraiment te méfier du pauvre stagiaire qui semblait déjà en avoir marre de t'apprendre ?

« Au moment de mon adoption, il n'était pas encore adulte. Et avant d'arriver ici je travaillais et n'étais pas souvent à la maison avant onze heures, minuit.. Ce qui m'étonne c'est qu'il ne m'ait pas parlé de v-.. » Tu te figes un moment. Merde. Putain. Merde. En fait c'était lui Sora ? « Ah bah si. Il m'a demandé de vous remettre son bonjour, ce matin.. Enfin.. Je crois. Votre prénom, c'est Sora, c'est ça ? »

_________________
(2 roses de Kakerou & Yui ♥️)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora   

Revenir en haut Aller en bas
 

Non mais vas-y fais pas le connard ! #Sora

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» ◁ nuit tu me fais peur, nuit tu n'en finis pas.
» Valeur du Cuivre. | « Tu fais un exploit, y'a trois personnes qui le remarquent, mais quand tu fais une petite bêtise, t'as tout un pays sur toi. » || Validée
» J3 : Non mais allô? Tu fais une partie NRJ12 sans Nabilla?
» Mais que fais tu en ce moment ???
» Une petite présentation sa fais jamais de mal!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Shugo Chara Reborn :: Académie :: Salles de Classe-